Porsche 911 Carrera S PDK
Presque un demi-siècle qu’elle dure, cette histoire. Sept générations de Porsche 911 s’enchaînent. Immuable icône ? Dans les faits, presque. Entre esprit préservé et performances toujours tirées vers le haut, cette génération 991 enfonce le clou. Incroyablement 911…
Quelle saga. L’an dernier, nous découvrions la Carrera GTS ( voir Essai Porsche 911 Carrera GTS : la synthèse ) Une belle manière de clôturer la génération 997, et on se demandait comment Porsche ferait pour chercher une marge de progression avec la remplaçante. Renouveler un objet culte tel que la 911 est à chaque fois un exercice périlleux… Aujourd’hui, six mois plus tard, on s’apprête à applaudir.
Il s’agit désormais pour la 991 de dépasser le succès de sa devancière, la plus vendue de l’histoire de la 911 avec plus de 200 000 unités écoulées. On pouvait s’attendre au scénario habituel. Des critiques acerbes, alimentées par la nostalgie vaguement passéiste d’une poignée de confrères. Mais là, non. Calme plat pour les premiers retours, y compris lors de sa première apparition mondiale à Francfort, en septembre dernier.
Cet accueil favorable est compréhensible. Parlons de profonde évolution, mais pas de révolution : la nouvelle 911 fait appel à l’aluminium en veux-tu en voilà et pousse plus loin ce que la 997 avait entamé en terme d’efficience. Start & stop, récupération d’énergie, injection directe et optimisation de l’ensemble moteur-boite font partie du tableau…
Polyvalence et facilité accrues n’empêchent pas son tempérament unique de perdurer. Édulcoré pour certains, disons simplement mis au goût du jour. Nous y reviendrons, l’ADN traditionnel est préservé ( flat-6 en porte-à-faux arrière, pilier de la 911 ).
Plus charnue à l’œil, la nouvelle venue est plus moderne. Surtout au niveau de la face arrière, principale évolution de ce design resté dans la continuité depuis sa première apparition en 1963…
Ces optiques en flèche, avec ce petit décrochement viennent terminer le profil fastback typiquement 911, juste au dessus de l’identification du modèle. Tiens, c’est la première fois qu’une 911 arbore son intitulé intégral. « 911 Carrera S »… Un message ? Du concentré de 911 ?
La chute de reins et les galbes d’ailes arrière sont encore plus prononcés que sur la 997, en tout cas. Sans démoder cette dernière, il s’est passé des choses dans les studios de design Porsche... Elle a pris des centimètres, aussi. En longueur ( + 5,6 ), et en empattement ( + 10 ).
Curieux. Elle est plus bourgeoise, de prime abord. Plus GT que sportive comparée aux précédentes 911 que nous connaissions, elles qui alliaient justement les deux philosophies d’une manière inimitable. Et pourtant, malgré ce cocon toujours plus raffiné, les signes rassurent sur la place accordée à la tradition.
Notre Carrera S est le sommet de la nouvelle gamme pour l’instant, en attendant les Turbo et GT3 dans les mois à venir. En dessous, l’offre débute avec la Carrera et son 3,4 litres de 350 ch. Préférons aujourd’hui nos 400 têtes et 3,53 kg / ch.
Premier contact, à gauche du volant évidemment, avec les 5 éternels compteurs étalés sous les yeux. Le gros compte-tours central tressaute. Cristallin, métallique, le flat-6 3,8 l sonne terriblement… 911. Sous le nez, l’inimitable double bossage taille la route, soleil jouant dans les reflets carmin. Tout est là, l’épopée commence bien.




























